ADR en Nouvelle-Calédonie

Nouméa

De l’autre côté de la planète, la Nouvelle-Calédonie possède le statut de TOM (Territoire d’Outre Mer). Rattachée à la France, elle n’applique pas automatiquement toutes les lois de la République Française. Le Parlement français décide si la loi s’applique à ce TOM ou bien si la décision est laissée au vote de l’Assemblée calédonienne.

L’ADR fait partie de ce dernier cas. Aujourd’hui la réglementation sur le transport routier de marchandises dangereuses (ADR) ne s’applique pas en Nouvelle-Calédonie. Néanmoins sous la pression des pétroliers, il est demandé aux transporteurs locaux de se former au même titre que leurs homologues de métropole. L’objectif des producteurs d’hydrocarbures est de sécuriser la filière d’approvisionnement en carburant.

Pour cela, l’organisme de formation de la filière, l’APTH, organise des stages « conducteurs 8.2 », en référence au chapitre de l’ADR, pour professionnaliser cette branche d’activité. Ils sont représentés sur place par un organisme de formation local (formations PRO.NC : www.formationspro.nc ). D’autres chargeurs  de produits dangereux sont tentés de demander, eux-aussi, à leurs transporteurs de suivre ces formations pour éviter un accident éventuel mettant en cause leurs produits.

L’Assemblée calédonienne se penche sérieusement sur cette question de droit pour envisager ou non l’adoption de l’ADR sur leur île. Un mouvement similaire se développe en parallèle dans le pacifique, en Polynésie française.