Prévisions en légère hausse pour l’industrie chimique française

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Après une année 2013 difficile, l’UIC (Union des Industries Chimiques) prévoit une progression en volume de 1.5% sur 2014 . Seuls les segments de la chimie de base et de la chimie organique devraient voir leur production se stabiliser après une année de baisse conséquente.

Pour aider ce secteur, l’UIC a demandé l’arrêt de l’ajout de nouvelles normes environnementales. Le règlement REACH constitue à lui-seul un défi suffisamment important (et coûteux) pour notre industrie chimique.

2013 a été « marquante » pour l’industrie chimique française. Son homologue américaine revient jouer les locomotives sur le marché mondial. Elle bénéficie de l’extraction de gaz de schiste. L’afflux de gaz à bas coût (3 à 4 fois inférieur au naphta utilisé en France) attire les investissements outre-Atlantique au détriment de l’Europe. Ce gaz de schiste a un double avantage pour l’industrie chimique américaine. Premièrement, il apporte une matière première peu chère et deuxièmement il permet aux industriels de bénéficier d’une source d’énergie bon marché pour faire fonctionner leurs entreprises énergivores.

Cette compétitivité retrouvée des américains sur les marchés mondiaux, est un défi majeur pour notre industrie chimique nationale, déjà lourdement attaquée par la concurrence des pays asiatiques.