La torche olympique , une marchandise dangereuse pas comme les autres

Avant de briller sur Londres, la flamme olympique a voyagé d’Athène à Londres dans un avion peint couleur or spécialement affreté pour l’occasion.

Cette marchandise olympique enflammée a dû respecter la réglementation sur le transport des marchandises dangereuses par avion. La réglementation IATA avait tout prévu.

Inutile de préciser qu’un emballage agréé ne pouvait être utilisé, une disposition particulière (A224) précise dans quelles conditions peut être transportée « une flamme symbolique » avec l’accord des pays d’origine, de destination et la compagnie aérienne.

Cet Un 1223 – pétrole lampant ou Un 3295, hydrocarbures, liquides, nsa ne peut être transporté par un passager que comme bagage de cabine. Pour l’occasion, un heureux « Fire Warden » a eu le privilège de surveiller cette flamme ô combien importante pour les JO 2012.

Le IATA impose pas moins de 8 conditions pour rendre le vol possible :

1- pas plus de 4 flammes symboliques dans l’avion,

2- la flamme ne doit contenir que le strict minimum de liquide inflammable nécessaire au voyage contenu dans un réservoir à l’épreuve des fuites,

3- les lampes sont arrimées solidement,

4- les lampes sont sous la surveillance permanente d’un accompagnateur/trice qui n’est pas un membre d’équipage,

5- les lampes peuvent être allumées pendant le voyage mais pas remplies à bord de l’avion,

6- un extincteur doit être à proximité de l’accompagnateur/trice formé(e) à son usage,

7- les membres d’équipage doivent être informés verbalement concernant son transport et le commandant de bord doit recevoir une copie de l’agrément,

8- les sections concernant la désignation officielle de transport, la classe et le groupe d’emballage et les mesures d’intervention d’urgence ont dû être fournis au commandant de bord.

En résumé, aucun passe-droit pour la belle flamme symbolique, le IATA veille sur la sécurité à bord des avions.